Musliminthecity's Blog

13/08/2009

Le chevalier blanc et l’obscurantiste

Filed under: Société — musliminthecity @ 18 h 50 mi

Non, ce n’est pas le titre d’un conte pour enfants.

Dans l’iconographie médiatique contemporaine, l’homme Arabo-Musulman ne fait sûrement pas rêver les midinettes et il eut été peu probable qu’un Arabe ait pu voler la vedette à Georges Clooney et déguster un Nespresso à l’écran.

Il faut dire qu’entre temps, le 11 septembre est venu assombrir la liste déjà bien noircie des tares qui caractérisent le « mâle » Arabo-Musulman : rustre, extrémiste, polygame, souvent gros, à la mentalité figée comme un fossile dans la roche.

Dans nos contes fées à nous, le prince charmant se transforme souvent en crapaud.

Oui, on pourrait objecter que nous sommes victimes de l’acharnement des médias, des clichés, des stéréotypes, de la mentalité néo coloniale qui sévit en France, de l’incapacité qu’on les autres à comprendre la profondeur de notre culture…Mais on ne fera pas l’économie d’une auto-critique qui à défaut d’améliorer quoi que ce soit de la situation aura au moins le mérite de susciter le débat.

Ne nous attardons pas sur la perception qu’a la femme occidentale de l’homme Musulman, il est inutile de vous en brosser le portrait. Il cumule tous les handicaps possibles et autant de défauts réunis en un seul homme relève de la prouesse et de l’exploit.

Lorsque certains jeunes décident de se marier, ils s’imaginent qu’ils vivront une vie de « pacha », avec une femme à leur service qui soit bonne et sulfureuse épouse, excellente cuisinière, femme d’intérieur avisée et économe, un peu intellectuelle mais pas trop, juste ce qu’il faut pour remplir la déclaration d’impôts. Et une bonne mère de famille, of course. Bref, si la perfection était de ce monde, elle aurait pour amie l’épouse de notre pacha.

On en rit, on en rit, mais la situation ne prête guère à autre chose qu’a un sourire crispé et la question qui me taraude en ces chaudes journées d’été est la suivante : L’homme Arabe fait-il rêver?

Beaucoup de jeunes filles maghrébines appréhendent le mariage avec «l’un des leurs ». C’est le résultat d’une confrontation entre leur univers familiale traditionnel et la culture occidentale d’épanouissement dans une liberté absolue. Alors au moment de se marier, les jeunes filles se demandent si elles vont hériter d’un mari qui va reproduire le schéma de vie de ses parents : un père souvent autoritaire, une mère au foyer, un schéma patriarcal ou l’épouse accepte beaucoup de choses sans broncher. Bref, une vie qui ne fait pas rêver les jeunes filles élevées en plein air en Occident et nourries au bon grain de l’épanouissement personnel. Ces jeunes filles gavées de romans à l’eau de rose « Arlequin », d’histoires d’amour en tous genres et bercée dans la mythe du prince charmant.

Dès lors, il n’est pas étonnant que certaines de ces filles voient en « l’autre », le non-Arabe, une sorte de chevalier blanc capable de leur faire mener la vie dont elle rêvaient et de les soustraire au destin qui leur est tracé. Un homme qui ne leur rappelle ni le comportement de leur père, ni celui de leurs frères.

Le mariage est parfois vu par certaines filles comme une soupape, un moyen de se défaire de l’autorité familiale. Cet état de fait est dramatique mais est révélateur du tiraillement dans lequel se trouve cette génération charnière entre une génération de parents peu intégrés et très attachés à leurs valeurs et à leurs traditions et une génération mieux intégrée, fortement influencée par le mode de vie Occidental et n’ayant rien connu des difficultés rencontrées par la génération précédente.

De la le succès des mariages « mixtes » ou de l’attrait qu’on certains français de souche convertis à l’Islam, réputés plus tolérants, plus ouverts.

Ce constat n’est pas propre aux familles arabo-musulmanes ou africaines mais peut être généralisé à tous les groupes ethniques ou religieux caractérisés par une forte emprunte religieuse et un attachement important à la culture d’origine. La confrontation entre cette culture d’origine e la volonté de s’y soustraire pour plus de liberté crée des tensions.

Bien évidemment, cela relève d’un défaut d’éducation. La sévérité de certains hommes avec leur gynécée, la pression permanente, l’incapacité frustrante qu’on ces hommes à proposer un moyen d’épanouissement pouvant répondre au besoin de leurs épouses ou de leurs filles, tout cela contribue à accentuer ces pressions.

La Religion Musulmane répond à tous les besoins humains, on y trouve les moyens d’épanouissement nécessaires aux jeunes de notre génération. Mais telle que présentée ou représentée, elle peut paraître à notre génération, élevée dans cet Occident libéral et libertaire, comme étouffante. Une pédagogie tenant compte de la psychologie, de la sociologie et de l’éducation de ces nouvelles générations doit être privilégiée car l’Islam est comme une plante. Les abeilles la butinent et en font un miel doux, suave et sucré. Quant à l’âne, quand bien même il mangerait la plus savoureuse des plantes, il ne donnerait rien d’autre que du crottin.

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